JO Berlin 1936 : l'Olympisme au service de la propagande
Berlin, août 1936. Les nazis ont ravalé les façades, fait disparaître toute trace
d'antisémitisme et préparé avec faste et apparat « leur » olympiade.
La trêve et son illusion de paix rassurent pour un temps les acteurs présents à Berlin, bien
qu'à tout moment, les parades militaires et les oriflammes ne cessent de faire peser une tension aussi
oppressante que prémonitoire...
Malgré les transgressions majeures des principes fondamentaux de l'Olympisme, les tentatives de
boycottage de ces jeux livrés à la propagande comme la tenue des Jeux populaires de Barcelone, véritables
contre-Jeux nazis, tués dans l'oeuf par l'insurrection franquiste, ne parviendront jamais à
en perturber l'organisation.
A l'approche de leur ouverture, le consensus de pérennisation fonctionne à plein et pousse
les dignitaires du CIO et « gardiens du Temple » à verser dans la compromission et la
servilité face au régime nazi, les athlètes à user des concepts de neutralité
et d'apolitisme pour conserver leur prérogatives sur le terrain de la confrontation sportive, les
politiques des démocraties à sombrer dans une allégeance peu glorieuse afin de préserver
des objectifs diplomatiques d'apaisement et de stabilisation.
Jamais, l'idéal olympique,
antidote à la discrimination raciale, ne saura réfréner les enjeux nationalistes exacerbés, ni
retarder la préparation guerrière sous-jacente des régimes totalitaires. Fallait-il aller à Berlin
servir les intérêts du Nouveau Reich et accepter sans mot dire l'instrumentation de l'Olympisme au
service de la propagande nazie ou bien marquer par le boycottage une franche opposition à toutes les escalades et les
transgressions, annonciatrices des exactions futures...
Modalités et tarifs
- Conférence d'une heure illustrée de diapositives et suivie d'un débat sous forme de questions-réponses.
- Forfait . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 250€ (euros)
- Le projecteur et l'écran sont fournis par vos soins.
- Le déplacement et les frais d'hébergement éventuels sont à votre charge.
- Un devis détaillé peut vous être adressé à la demande. Le conférencier met à disposition et dédicace ses ouvrages à l'issue de la conférence.
- Ces conférences peuvent être données dans les universités, les services des archives, les bibliothèques et médiathèques, les associations liées à l'histoire et l'histoire du sport, les collectivités locales ou territoriales, les centres de formation sportive, les DDJS et les DRJS...