Le développement du jeu de plein air comme alternative à la pratique gymnique à l'aube du XXe siècle
Après la déroute de 1870, l'état français vaincu militairement promeut la pratique gymnique, par le biais des institutions
et des pouvoirs publics, dans le but de former des hommes robustes et courageux capables de reconquérir l'Alsace et la Lorraine.
Un seul et unique mot d'ordre : « Formons les coeurs et trempons les caractères ».
Dans un esprit revanchard, on exacerbe le devoir patriotique par l'apologie de l'ordre viril et de la discipline spartiate tout
en encourageant la création de sociétés de gymnastique. Peu de cités échappent à ce fort courant gymnique fédéré par l'USGF
(Fédération des sociétés de gymnastique de France) qui a l'appui de l'Etat, des militaires et des pouvoirs publics. Les sociétés
de gymnastique locales recrutent dans toutes les couches de la population, y compris l'école de la République.
Mais l'ordre viril et la discipline militaire indisposent une frange de gymnastes « actifs » et turbulents
qui, spontanément, partent rejoindre les lycéens et les jeunes des classes sociales intermédiaires pour s'ébattre de manière
inorganisée sur le pré ou sur la rivière. Les premières sociétés omnisports, allaient naître des ces rencontres de jeunes
en quête de distraction, de jeu et de grand air.
Là où l'USGF met en exergue la formation harmonieuse du corps et du caractère pour former les homme forts capables de reconquérir
l'Alsace et la Lorraine, l'USFSA (Union des sociétés françaises de sports athlétiques) offre une alternative plus hygiénique et
plus ludique. Ce second courant athlétique et coubertinien se propose de former des hommes responsables, capables d'autodiscipline
et d'initiative que les jeux de plein air et la compétition sportive semblent plus aptes à développer.
C'est à travers l'évocation de ces deux influences particulièrement prégnantes et originales que je vous propose de traiter
le développement du mouvement sportif et du mouvement associatif naissant, à l'orée du XXe siècle.
Modalités et tarifs
- Conférence d'une heure illustrée de diapositives et suivie d'un débat sous forme de questions-réponses.
- Forfait . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 250€ (euros)
- Le projecteur et l'écran sont fournis par vos soins.
- Le déplacement et les frais d'hébergement éventuels sont à votre charge.
- Un devis détaillé peut vous être adressé à la demande. Le conférencier met à disposition et dédicace ses ouvrages à l'issue de la conférence.
- Ces conférences peuvent être données dans les universités, les services des archives, les bibliothèques et médiathèques, les associations liées à l'histoire et l'histoire du sport, les collectivités locales ou territoriales, les centres de formation sportive, les DDJS et les DRJS...